Via San Biagio dei Librai, la rue de la culture aux origines arméniennes

De Federico Quagliuolo

San Biagio dei Librai est l'un des les plus anciennes rues de Naples Tout à fait, héritier direct de nos ancêtres grecs. Beaucoup le confondent avec Spaccanapoli, même s'il ne s'agit que d'une partie du decumanus inférieur de la cité antique.

Son nom, malgré son apparence italienne, est en réalité d'origine arménienne. Et de fait il est aussi étroitement lié à son voisin San Gregorio Armeno, qui a plutôt conservé dans le nom le lieu d'origine du saint. C'est devenu alors maison de la guilde des libraires.

Targa Giambattista Vico Via San Biagio dei Librai
La plaque commémorant Giambattista Vico dans la Via San Biagio des libraires

Une évasion de l'Est

San Biagio a la même origine que San Gregorio Armeno: au VIIIe siècle l'empereur byzantin Lion III a commencé la saison de l'iconoclasme, ou la destruction des icônes sacrées si chère au culte chrétien orthodoxe, dans une tentative de « rectifier » la religion.

Cette opération de réforme culturelle violente et sans précédent il a mis des milliers de religieux en fuite des terres orientales, qui voulait tout sauf que abandonner les reliques des saints qu'ils vénéraient dans les églises et les couvents. C'était donc ça, débarqué des parties de l'îlot de Megaride, où se trouve aujourd'hui le Castel dell'Ovo, un groupe de moines était adopté par le duché de Naples. La fuite vers la ville de Campanie n'était pas une coïncidence : Naples était une minuscule domination byzantine écrasée entre les royaumes barbares de Salerne et de Bénévent.

Avec les vivants ils sont arrivés même deux morts : les crânes de Gregorio Illuminatore et Biagio. Les deux ont été initialement amenés par moniales de Santa Patrizia, puis San Gregorio se sont retrouvés au couvent du même nom, tandis que les pauvres Saint-Biagio c'était hôte depuis environ 1000 ans de la toute petite église de San Gennaro all'Olmo, ainsi nommé en raison de la présence d'un grand arbre qui a accueilli les prix du jeu de chance. De des arbres, dans la Via San Biagio dei Librai, évidemment pas en parler aujourd'hui. Mais il y a preuve de la nature antique dans les toponymes de nombreuses rues.

Palazzo Carafa
Immeuble Diomède Carafa, au début de la Via San Biagio dei Librai. Oeuvre de Vincenzo Migliaro

Et les libraires ?

Il nous faut voler pendant des siècles, presque un millénaire pour être exact : déjà à l'époque de Ferrante d'Aragon le decumanus inférieur était peuplé de nombreux libraires et imprimeurs. On pourrait nommer Arnaldo de Bruxelles, l'homme qui a apporté l'art de l'imprimerie à Naples, ou un nom de famille bien connu qui a vécu au 16ème siècle : Antonio Vico, le père du plus célèbre Giambattista, dont on se souvient aujourd'hui par une plaque.
L'économie médiévale et de la Renaissance reposait en effet sur sociétés, des grands centres d'intérêt qui protégeait tout ouvriers dans une certaine catégorie. Tous guilde, un peu comme les sièges en politique, il avait le sien site et les dieux représentants. Et voici le pipernieri de Soccavo, qu'ils laissèrent sur l'église de Gesù Nuovo et le leur dans de nombreux endroits à Naples symboles, ou même le Orfèvres, qu'ils avaient même tout un quartier à leur disposition, ou la armuriers et plein d'autres. Beaucoup rues de Naples conserve encore le noms de sociétés qui y étaient basés.

Les libraires, dépositaires d'un art noble, ont choisi site l'ancienne église de San Gennaro all'Olmo et, après 1631, oui ils ont déménagé dans le nouveau église de San Biagio, devenu pour l'occasion aussi patronne des libraires.

Juste à côté Palais Marigliano il y a une plaque qui raconte cette histoire:

Ici, à la maison de San Gennaro, se dressait la basilique augustale et c'est ici que l'art des maîtres libraires est né

Palazzo Marigliano Via San Biagio dei Librai
Palazzo della Riccia (aujourd'hui Marigliano) dans la Via San Biagio dei Librai. La route était certes plus large par le passé, mais ce design a sans doute un peu trop exagéré avec les dimensions.

Via San Biagio dei Librai et la disparition des librairies

Les siècles passèrent et entre les deux saints de la lointaine Arménie San Gregorio a prévalu, avec ses figurines et ses petites boutiques de berger, qui envahit aussi le à proximité via les libraires San Biagio dei. Au fil du temps, la rue a été abandonnée par les libraires, qui se sont scindés en un diaspora entre plusieurs quartiers du centre historique.

Certains se sont placés dans les parties de Piazza del Gesù Nuovo, d'autres ont choisi à la place Via Tolède. Puis, entre les XVIIIe et XIXe siècles, ils se sont déplacés derrière le nouveau Forum Carolino qu'aujourd'hui nous savons comment Carré Dante. Le nouveau roi Charles de Bourbon voulait construire un nouveau centre culturel pour la ville Et Port'Alba passé par marché de fruits et légumes foyer de la culture napolitaine qui, encore aujourd'hui, avec ses libraires accueille intact l'une des traditions nobles les plus anciennes de la culture napolitaine.

-Federico Quagliuolo

Les références:
Gino Doria, Les rues de Naples, Ricciardi Editore, 1964
Romualdo Marrone, Les rues de Naples, Newton Compton, Rome, 1997

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