Santo Strato: le martyr qui a donné le nom au Casale di Posillipo

De Francesco Li Volti

C'est certainement l'un des endroits les plus emblématiques de notre belle Naples. Couche à Posillipo, ce n'est pas simplement une rue ou une ancienne ferme: Strato fait partie intégrante de l'histoire des Napolitains, un lieu fascinant, plein de mystères Et légendes.

La zone a toujours été habitée par des pêcheurs locaux, à l'abri des raids ennemis. Puis, comme cela arrive souvent, la construction du petite église dédiée à un certain saint Strato, a permis à toute la zone de se développer, en commençant à accueillir des citoyens du centre de Naples. Et ici, les premières maisons ont été construites, en pierre et en tuf, pour une communauté en croissance rapide, qui a encore aujourd'hui conservé sa structure d'origine dans son essence.

Bien qu'il soit le plus peuplé, le petit village est longtemps resté isolé de la ville, ainsi que des autres Casali : Angari, Megaglia et Spollan. Il faudra attendre 1643, l'année où le duc de Médine, le vice-roi Ramiro de Guzman, a commencé les travaux pour la construction de la Rampe di Sant'Antonio, une artère fondamentale pour le développement de toute la zone. Le Casale di Santo Strato n'a été immortalisé sur une carte pour la première fois qu'en 1775, avec la carte de Giovanni Carafa, duc de Noja, maintenant conservé au bibliothèque nationale de Naples.

Santo Strato: le martyr qui a donné le nom au Casale di Posillipo
Une vue de via Strato
Santo Strato: le martyr qui a donné le nom au Casale di Posillipo

Santo Strato : le martyr converti par l'évêque de Naples

La légende principale sur la figure de Strato veut qu'en réalité son nom soit une abréviation des plus austères Stratone, prétorien sous les ordres de Dioclétien qui a vécu au IIe siècle de notre ère, s'est enrôlé comme volontaire et est parti de Nicomédie (une ancienne ville turque, appelée aujourd'hui Izimit) jusqu'aux côtes de Pausilypon, à Naples.

Ici, il a été chargé de surveiller les propriétés des riches Romains, une sorte de justicier. C'était une rencontre particulière pour changer sa vie à jamais. En effet, parmi ses obligations il y avait aussi celle de traquer les chrétiens mais, un jour, l'évêque de Naples fondit sur sa route, Agrippin, qui l'a converti. À partir de ce moment, Strato aurait consacré toute sa vie à répandre la parole de Dieu.

Il commença aussitôt, aidant quelques persécutés à quitter la côte de Mer claire, envahi par les Sarrasins, et les conduisant sur la colline. Peu de temps après, il a décidé de partir et de poursuivre son travail d'évangélisation dans les villes de la Magna Graecia. Ici, il est entré en contact avec trois autres prédicateurs: Filippo, Euticiano et Cipriano.

C'est précisément à Nicomédie que le saint a trouvé la mort. Pendant un spectacle au théâtre, Straton et ses compagnons ont réussi à convertir le public à la foi chrétienne, en l'éloignant des idoles et des rites païens. La nouvelle parvint cependant aux oreilles du gouverneur, qui ordonna aux quatre de venir devant lui.

Après les avoir interrogés, le gouverneur romain décréta leur mort : ils auraient été le casse-croûte de bêtes sauvages, juste lors d'un spectacle dans un amphithéâtre, mais quelque chose s'est mal passé. Les animaux, en fait, ils n'ont pas attaqué les quatre martyrs et il a donc été décidé de les tuer dans les flammes.

Un ancien martyrologe, en grec, rapporte également quelques versets relatifs à la mort de Stratone, Philippe, Eutichiano et Cyprien :

"Des hommes abominables ont fait de moi une abomination - dit Stratone - et ils me tuent par le feu en aimant Dieu, dit Philippe, et plus que la vie, condamné au bûcher tu ne te comportes pas comme un lâche, Eutichiano est entré dans la fournaise ardente comme un cheval dans la plaine, car pour ainsi dire Cyprien endurant patiemment le feu de la fournaise, il échappa au feu extérieur, comme dit l'Ecriture ».

De l'Église au culte

L'histoire ne s'arrête pas là. Trois pèlerins grecs, venus de Nicomédie, ont ramené le culte du Saint à Naples, précisément à Posillipo. La tradition veut que en 1266, après avoir réuni l'argent nécessaire, jouant les bouffons, les trois chrétiens firent construire une petite chapelle dédiée au saint, sur les ruines de un temple païen. La chapelle fut agrandie et transformée jusqu'à ce qu'elle soit transformée en véritable paroisse en 1597, de Lionel Basso, abbé de l'église de San Giovanni Maggiore.

Bibliographie:

Gino Doria, Les rues de Naples, Riccardo Ricciardi Editore, 1979, Milan

Romualdo Marrone, Les rues de Naples, Newton et Compton Editore, 2007, Rome

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